DECISIONS ET VŒUX SYNODE REGIONAL EGLISE REFORMEE DE France En PACCA Marseille les 20, 21, 22 novembre 2009 Vœu n° 1 Débat sur l’identité nationale Le synode régional de l’Eglise réformée de France en PACCA, réuni à Marseille les 20, 21 et 22 novembre 2009,
souhaite vivement prendre sa place et s’engager dans ce dialogue et ce débat. Le synode :
Au vu des termes du débat, posés entre autres dans la circulaire ministérielle, nous réaffirmons que :
Le synode demande instamment aux autorités locales, régionales et nationales de l’ERF d’encourager largement les membres de nos Eglises à participer aux différentes réunions afin d’y faire part de nos convictions. 45 voix pour ; 7 contre Voeu n° 3- Cercles de silence Le synode régional de l’Eglise réformée de France en Provence Alpes Corse Côte d’Azur, réuni à Marseille les 20, 21 et 22 novembre 2009, Constatant avec inquiétude une dégradation constante des conditions de vie des Etrangers en situation irrégulière sur le sol français.
Encourage les paroisses et services de diaconat, à participer aux cercles de silence existants, à mobiliser des citoyens en créant un cercle de silence, là où il n’y en a pas. 51 voix pour Vœu n° 6- Changement climatique Le synode régional de l’Eglise réformée de France en Provence- Alpes Corse Côte d’Azur, réuni à Marseille les 20, 21 et 22 novembre 2009, Préoccupé de l’urgence de la sauvegarde de la création
47 voix pour. Avis au synode national Solidaires au nom de Jésus-Christ : quand l’Eglise reconnaît sa vocation diaconale En premier lieu nous voulons exprimer notre reconnaissance vers le Créateur de toutes choses pour le témoignage et le ministère de tous ceux et de toutes celles qui sont engagés dans une action diaconale, quelle que soit sa taille et son rayonnement. Nous sommes conscients qu’ils sont une vitrine privilégié de l’action de notre Eglise et en même temps qu’ils participent à la confrontation de sa foi aux réalités du monde. En ce sens ils sont pour nous tous, sujet d’interpellation et d’encouragement. Le ministère de la diaconie s’enracine dans la prière, le partage de la parole, le travail en équipe, la participation à la prédication et à l’intégration de la vie communautaire dans la société. Notre synode a bien pris en compte que la diaconie repose sur l’engagement communautaire au nom de Jésus Christ au service des autres, et principalement de ceux et celles qui souffrent. Nous sommes aussi reconnaissants des engagements multiples et variés de nombreux frères et sœurs dans des associations laïques qui agissent dans des domaines très divers. Cependant nous tenons à affirmer la spécificité de la démarche diaconale, elle n’est pas en ce qui est fait mais dans le fait qu’elle vit portée par la communauté cultuelle, notamment dans la prière d’intercession et qu’en retour, elle l’interpelle. A la suite du Christ, venu servir l’humanité, nous sommes appelés, à ce service mutuel au cœur de communautés et des hommes. En ce sens, nous sommes invités à veiller pour une meilleure cohérence entre nos paroles et nos actes. Pour y arriver nous sommes conscients qu’il nous faut améliorer notre écoute : l’écoute du monde et de ses doléances, l’écoute des besoins exprimés et des douleurs humaines, l’écoute de paroles d’espérance qui sont constamment prononcées sur nous et sur le monde. Cette écoute particulière pourrait marquer une de nos spécificités chrétiennes dans l’engagement dans la société : écoute gratuite, sans jugement et dans le respect le plus total de la dignité et la liberté de l’autre. Et aussi écoute des uns et des autres à l’intérieur de nos Eglises, en tendant des ponts entre nos diaconies, entraides et la communauté cultuelle. Nos engagements diaconaux doivent répondre à un besoin. Ainsi la formation nécessaire des bénévoles doit être une forme d’accompagnement d’une pratique et non un préalable à l’action (ce qui malheureusement est parfois un prétexte pour ne rien faire). À l’échelle consistoriale nous pouvons mettre en place une plateforme d’échange d’expériences et de mise en place de projets communs. À l’échelle régionale on pourrait envisager un approfondissement de la réflexion ainsi qu’une formation à l’écoute, une mise à niveau théologique, un approfondissement de certains thèmes à la demande et en collaboration avec la Fédération de l’Entraide protestante. La communication est un aspect important : d’abord entre le conseil presbytéral et son diaconat/entraide, aussi entre la communauté cultuelle et le diaconat afin de faire connaître les actions, de permettre le discernement et la motivation des bénévoles, et enfin pour qu’il y ait une vraie reconnaissance de l’engagement diaconal au sein de la communauté cultuelle. Il semblerait se dégager de ce synode le besoin d’un « référent diaconie » au sein du conseil régional pour être interface aussi bien que le besoin d’un référent par consistoire. Aumôneries : Le synode a pris en considération la situation particulière des aumôneries et des aumôniers. Il rappelle que la vie diaconale de l’Eglise passe aussi par l’aumônerie. Dans ce sens, il faudrait réfléchir à cette dimension diaconale des paroisses pour que les Eglises portent le projet avec les aumôneries et les aumôniers. Il souhaite également que ces aumôniers soient soutenus et coordonnés au niveau national, par exemple, par la nomination d’un aumônier national qui n’existe pas actuellement pour les hôpitaux. Diacre : En ce qui concerne un ministère spécifique de « diacre » tel qu’il est indiqué dans la Discipline, le synode ne semble pas prêt à se prononcer étant donné le manque de définition concrète de ce poste et de son implication. Le synode demande une réflexion sur ce thème. Conclusion : Pour conclure nous revenons au titre, et en tant qu’Eglise réformée de France en Provence Alpes Corse Côte d’Azur nous voulons reconnaître la vocation diaconale de notre Eglise, en encourageant les uns et les autres à continuer ou à entreprendre, sachant que le chemin se fait en marchant et que nous ne sommes jamais seuls. Nous sommes conscients que cela implique un choix : nous pouvons choisir de nous détourner de notre prochain. Nous pouvons aussi assumer les défis profonds de notre foi chrétienne, tel que Jésus nous l’a montré en paroles et en actes, et oser poser nos pieds dans des chemins qui peuvent s’avérer tortueux, compliqués et sans fin mais qui nous mènent vers des actions qui toujours construisent du nouveau dans un monde qui en a follement besoin. Comme du vrai levain dans une pâte bien farineuse, nous croyons que si nous sommes de plus en plus nombreux à faire de toutes petites choses auprès des autres, nous arriverons à tordre le bras à cette histoire qui nous est présentée comme un chemin inéluctable de conflit, de solitude, d’inégalités et d’injustice. Nous savons aussi que cela implique un choix communautaire. Car l’engagement diaconal, grand ou petit, n’a de sens qui si la communauté est engagée concrètement, réellement. Et qu’elle se donne les moyens de vivifier son engagement. Nous réaffirmons ainsi notre confiance dans le Dieu de Jésus Christ qui nous a demandé de prendre soin même du bœuf égaré de notre prochain, plus encore de notre prochain lui-même. (Dt 22 :3). 48 voix pour |
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