Retour à L'Accueil ANTIBES-CAGNES-VENCE
sommaire
|
Billet Roland Poupin, Pasteur |
« ... Épître de paille…..... »
Roland Poupin |
|---|
Cultes
Cultes Antibes : chaque dimanche au temple à 10 h 15
Cultes Vence : chaque dimanche à l’église anglicane à 10 h 30
Culte central : dimanche 2 décembre à 10 heures 30 à Cagnes
Conseil presbytéral de Vence: mardi 13 novembre à 20 h 30 au Foyer
Chorale Antibes : le lundi à 20 h 30 au temple
Ecole biblique : samedi 10 et 24 novembre de 10 heures à 12 heures au temple d’Antibes
Catéchisme : samedi 10 novembre de 10 heures à 12 heures au temple d’Antibes
consultez le blogue Côté KT sur Internet : http://ktrolpoup.zeblog.com
Catéchisme pour adultes : jeudi 22 novembre de19 h 30 à 21 heures au temple d’Antibes
Groupe de prière d’Antibes : jeudi 8 novembre à 20 h 30 au temple
Point Ecoute, Antibes : chaque mardi de 10 à 12 heures dans la sacristie. Contact : Christiane Fisher
Consultez le blogue Côté KT sur Internet : Nouvelle adresse : http://ktrolpoup.zeblog.com (Cliquer sur "info côté KT" pour entrer dans le site Internet KT)
Préparation et vente des couronnes de l’Avent :
|
|---|
|
Groupe du Moulin :
vendredi 9 novembre à 20 h 30
Contacts Yves et Anne Raoux T. 04 93 58 39 03 Yvesraoux@aol.com
Karin Burggraf, pasteure T. 04 93 36 40 42 karin.burggraf@free.fr
. De plus, Karin BURGGRAF, pasteure de Grasse, amène au groupe sa connaissance théologique et aussi bien plus que cela.
Alors, si vous êtes des paroissiens fidèles des églises de Cannes, Grasse, Antibes ou Vence, ou même des « distancés », encore plus éloignés, voire extérieurs ou non protestants, ce groupe est peut-être pour vous ; même si vous avez moins de 30 ans ou l’âge de la retraite.
Précision utile pour se débarrasser enfin (et définitivement ?) de l’ancienne appellation du groupe : « 30/60 ».
Alors ? D’accord pour amener de l’eau à ce « Moulin » ? Par votre présence, vos questionnements, votre personnalité. Et parlez-en autour de vous.
Si vous êtes intéressés, notez déjà les dates des rencontres du quatrième trimestre 2007 : les 05 octobre, 09 novembre et 07 décembre.
Et puis sachez que nous avons déjà un projet en gestation :
une petite retraite qui promet d’être riche à l’abbaye de Lérins les 14, 15 et 16 juin 2008.
Alors, à bientôt ?
Yves RAOUX
Contacts groupe du Moulin : Yves et Anne RAOUX Tèl : 04 93 58 39 03 Yvesraoux@aol.com
Karin BURGGRAF, pasteure Tèl : 04 93 36 40 42 karin.burggraf@free.fr
Les Protestants à
VENCE
de 1549 à nos jours
Quelques dates et
quelques extraits du document
HISTOIRE
DES
Protestants du Pays Vençois
(disponible ERF 6 rue de la Paix 06140 Vence 5 € + frais d’envoi)
Toussaint 1517:
le moine Martin Luther docteur en théologie
affiche ses 95 thèses contre les indulgences
1536: Jean Calvin
écrit son
“Institution de la religion chrétienne”
1549: Claude de Villeneuve
baron de Vence,
adhère aux idées de la Réforme
1559: premier synode national
de
l ’Église Réformée de France:
plus de 2.000 églises sont créées :
1558 Antibes
1561 Tourrettes (s/Loup)
1563 Vence
Suite aux inféodations médiévales
Vence se trouve au début du XVIème siècle:
- protégée par des privilèges et des libertés accordées
par le Comte de Provence,
en butte aux jeux complexes de 3 pouvoirs:
1. Les Consuls
2. L’Evêque
3. Le Seigneur
Réforme et Contre-Réforme en pays Vençois (1550-1685)
Dans les années 1550-1570,
• les consuls sont catholiques (*)
• l’évêque, Louis de Grimaldi baron de Beuil est proche
des idées de la Réforme.
• le seigneur, Claude de Villeneuve, est protestant.
(*) en 1565, les consuls de Vence admettent en leur sein deux protestants: Romain
Signore et Jean Vidal.
D’autres seigneurs ont adhéré
aux idées nouvelles:
- La famille de Grasse, Claude de Grasse, seigneur de Courmettes, Paul de Malvans,
Fouque Tombarel, dit Brandis de Gréolières, Isnard Orsier de Colmar,
François de Simiane, marquis de Manosque, etc...
- Le comte de Tende, gouverneur de Provence, est marié à une princesse
savoyarde et protestante.
- Françoise de Villeneuve, épouse du seigneur de Vence, a adhéré
avec lui à la Réforme. Elle est la fille du gouverneur d’Antibes,
membre éminent de la famille Grimaldi.
La Réforme prend corps à St Jeannet,
Carros, Gattières, Coursegoules, Gourdon, Le Broc, et à Tourrettes
où une église réformée est recensée en 1561.
En 1562, des bandes de la nouvelle religion parties du Broc et de St Jeannet,
parcourent la campagne.
Les consuls de Vence interdisent “ de porter
vivre ou de bailler ayde ou faveur à ceux de la nouvelle religion...”
(juin 1562). Le 21 octobre 1562, ils “défendent à tout suspect
de la nouvelle religion d’entrer dans la ville et au faubourg d’ycelle;
et ni père, ni voisin, ni domestique ne peut les accueillir en leurs
maisons, bastides, vignes et possessions”...
Les protestants, environ 30 familles, s’installent au faubourg des Arcs,
où existe encore une rue des Huguenots. En 1563, ils constituent une
église.
L’édit d’Amboise (15 mars 1563), permet le culte protestant dans les fiefs où les seigneurs exercent la “haute justice”: à Vence, ce droit est partagé entre le seigneur et l’évêque, ce qui sera la source d’une longue suite de procès...
Les démêlés des catholiques
vençois avec leur évêque Louis de Beuil, suspect de sympathie
pour la Réforme, les entraînent à envoyer une supplique
au Roi, lui demandant “d’exempter Loys de Beuil d’aller au
Concile de Trente” (qui organise la Contre-Réforme). Il ira quand
même à la troisième session du Concile en compagnie de François
Lambert, évêque de Nice.
A son retour, en 1565, il décide de vendre ses droits de justice à
Claude de Villeneuve, protestant, de ce fait seul détenteur des droits
de justice temporelle.
Le 26 novembre 1568 arrive à Vence un commissaire
royal “pour crier de ne tenir aucune autre religion que la catholique,
apostolique et romaine”.
Les investigations se multiplient pour connaître les membres de la nouvelle
religion: en 1569, une enquête est menée sur la “nature des
relations entre le baron de Beuil et les Huguenots”.
L’année 1570 voit l’installation d’un poste huguenot
à la Bastide Saint Laurent, au dessus de Vence. (Ce refuge, propriété
de Claude de Vence, sera rasé en 1591).
En août 1572, deux consuls de Vence, Antoine
Mars et Bertrand de Varron, sont à Paris pour affaires: ils assistent
au massacre de la Saint Barthélémy.
Le notaire du Broc, Maître Alzear Arnulphy, note sur la première
page de son registre de l’année 1572: “l’admiral Gaspard
de Cornilly et sa suyte tenans le parti de la relligion nouvelle meurtrys a
parye le jour de la Saint Barthélémy le XXVème d’aoust
1572”.
Dans sa thèse “Protestants au XVI° siècle dans les Alpes
Maritimes” parue en 1903, l’auteur protestant Louis Biau cite les
noms de martyrs de la Saint Barthélémy à Vence et Tourrettes:
Guillaume Euzières, Jacques Perret, Antoine Chaillon, Honoré Rainaud,
Esprit Segond, Michel Gueybier, Pierre Rollet.
Les vençois dénoncent leur évêque
au Saint Siège comme hérétique... Convoqué à
Rome, Louis de Beuil abjure: le jugement est transcrit aux archives diocésaines
avec l’annotation:
“Sentence en condamnation contre Louis de Grimaldy, Baron de Beuil, évêque
de Vence, comme hérétique, et abjuration de ses hérésies
par lui faites à Rome sous le pontificat de Grégoire 13 en 1573”.
Une lutte oppose en Provence les “rasats”
et les “carcistes”: les premiers, protestants, s’appuient
sur le Gouverneur de Provence M. de Retz, nommé par le roi Henri III,
les seconds soutiennent Jean de Pontevès, comte de Carcès, catholique
intransigeant opposé à de Retz, dont il espérait avoir
la charge...
Durant l’été 1574, le baron de Vence étant dans son
château de Gréolières, les “rasats” de Grasse
investissent le château. Les Vençois, de crainte de voir leur seigneur
prendre la tête des troupes protestantes et entrer à Vence pour
y établir un fief protestant, vont “délivrer” leur
baron...
Carcès interprète cette démarche comme le ralliement de
la cité de Vence à sa cause. Son lieutenant, le sieur de Vaucluse,
ordonne aux consuls “ de prendre toutes les armes (....) sans toutefois
faire aucun mal ni déplaisir aux protestants...” (19 avril 1575).
12 août 1576: Audinc Garinelli, nouvel évêque de Vence, baptise à la cathédrale Lucrèce de Villeneuve, fille du baron protestant.
1587: Jeanne de Grasse, héritière des Courmettes, abjure la “Religion Prétendue Réformée” (R.P.R.) et fait baptiser et confirmer ses enfants: le roi lui restitue tous ses biens, saisis en 1586.
Le 2 juin 1592: les armées protestantes du
duc de Lesdiguières assiègent Vence. Scipion de Villeneuve, fils
du baron Claude (qui s’est noyé le 13 mai dans l’Argens)
est parmi les assiégeants.
Selon la légende, les boulets protestants rebondissent sur les murailles
et retombent sur les assaillants.
(cette victoire des catholiques est commémorée chaque année
à Vence le lundi de Pâques sous le nom de “messe du siège”).
Le 8 août 1593, Scipion de Villeneuve abjure
le protestantisme, comme Henri IV l’a fait le 23 juillet.
Le 20 novembre 1597, les “rasats” de Vence sont condamnés
par la Cour du Parlement d’Aix:
“à avoir le poing coupé et à être pendus: Hugues
Julian, Jean Féraud et Georges Vidal;
- à dix ans de galères: Bernardin Mayffred, Emmanuel Julian, Lambert
Mars, Michel Vaquin, Louis Vidal, Antoine Garbier, Jean Blacas, Mathieu Courmettes...”
La signature de l’Édit de Nantes le 13 avril 1598 ne permet pas aux protestants vençois de pratiquer leur culte dans la cité, siège d’évêché: il est toutefois autorisé dans les faubourgs et les villages: Tourrettes devient le haut-lieu du protestantisme vençois.
La Contre-Réforme est menée à
Vence par deux grands évêques, Pierre du Vair et Antoine Godeau
.
Le 24 avril 1603, Mgr du Vair en visite à Tourrettes reçoit “Annibal
de Villeneuve, escuyer, fils du sieur de Torrettes, et demoiselle Marguerite
de Villeneuve (âgée de 8 ans)...., lesquelz pour avoir tenu cy
devant l’oppinion de la falce religion, lui auroyent requis de les recevoir
au giron de la très saincte mère l’église catholique,
apostolique et romayne”.
A son arrivée dans son diocèse en 1638, Antoine Godeau constate
que les religionnaires sont encore nombreux à Vence, Tourrettes, Saint-Paul,
le Broc... Jean Bernard, ministre réformé, loge chez Aubanel,
notaire à Tourrettes.
La Contre-Réforme prend de l’ampleur, les libertés accordées
par l’Édit de Nantes sont de plus en plus réduites, interdiction
des assemblées, conversions forcées, restrictions des droits des
protestants en matière de justice, nombreuses professions interdites,
etc...
Les persécutions, la Révocation, le Désert, le Réveil
Le 18 octobre 1685 Louis XIV signe la révocation de l’Édit de Nantes: les protestants sont hors la loi.
En 1699, on compte malgré tout 30 foyers
protestants à Tourrettes. En 1715, on y recense encore 32 personnes,
“fort chancelantes dans la foy”, et qualifiées de “libertins
ouverts à toutes les déviations”...
La flamme protestante semble éteinte en pays vençois pendant plus
d’un siècle...C’est le temps des “assemblées
du Désert” en Cévennes, de l’exil dans les pays “du
Refuge” (Hollande, Suisse, Allemagne...)
Elle se réveillera dans le courant du XIXème
siècle:
En 1850 est créée “l’Oeuvre Évangélique
du canton de Vence” , rattachée en 1859 à l’église
évangélique de Cannes, puis en 1908 à l’église
réformée évangélique d’Antibes.
En 1918, le pasteur Stuart Roussel fonde à Tourrettes, sur l’ancien
fief des Courmettes des comtes de Grasse, “l’Association Amiral
de Coligny”, d’abord sanatorium, puis centre de la Fédération
française des éclaireuses (1938). Depuis 1976, les Courmettes
fonctionnent en centre d’accueil et d’animation dans un esprit délibérément
tolérant à toutes recherches spirituelles.
Depuis les années 1930 le culte réformé
est célébré à Vence dans la chapelle anglaise (“St
Hugh’s Church”, avenue de la Résistance), propriété
de l’église anglicane .
Constituée en association cultuelle dans le cadre de l’Église
Réformée de France depuis 1944, l’Église Réformée
de Vence comprend les communes de Vence, Saint-Paul, La Colle-sur-Loup, Tourrettes,
Saint-Jeannet, La Gaude...
Son “diaconat” (Service d’Entraide) participe activement à
l’action sociale vençoise, en collaboration étroite avec
les associations caritatives catholiques.
Avec leur soutien, l’Entraide Protestante de Vence a ouvert en 1996 un
foyer d’hébergement d’urgence pour personnes en difficulté.
“flagror non consumor” (Exode III, 2)